La revalorisation des déchets nucléaires

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Alors que les pays en développement sont en manque d'énergie, la France projette d'enfouir ses déchets nucléaires à 500 mètres sous le sol. Les solutions pour revaloriser ces matières sont pourtant nombreuses et les compétences ne manquent pas. Découvrez les options de revalorisation des déchets pour l'hexagone.




Déchets radioactifs : d'où proviennent-ils ?


De nombreux secteurs produisent des déchets radioactifs. Centrales nucléaires, instituts de recherches, hôpitaux... la France enregistre au total 1000 sites de production de rejets nucléaires. Toutefois, les éléments radioactifs ont une grande utilité, notamment pour :

  • fabriquer un composant important sur les appareils de détection et de traitement des cancers
  • dater un objet trouvé au cours d'une fouille archéologique stériliser des équipements chirurgicaux
  • accroître la résistance des matériaux : les parquets, les revêtements en plastiques, etc.
  • fabriquer les batteries longue durée alimentant les satellites permettant la retransmission directe d'un match de foot
  • étendre la durée de conservation des fruits, légumes, viandes et poissons servir de combustible dans les réacteurs nucléaires
  • suivre le cheminement d'une molécule dans l'organisme lors d'une recherche médicale

L'exploitation du nucléaire est incontournable pour les pays développés. On pourrait dire qu'elle conditionne même le confort des Français, et ce, même si elle est à l'origine de certains problèmes environnementaux. Heureusement, des solutions existent déjà pour pallier cela.



Revalorisation des déchets : les options pour la France


La revalorisation des résidus nucléaires est en parfaite harmonie avec la stratégie de développement durable en Europe. Cette option présente des intérêts économiques, sociaux et environnementaux. Notez que :

  • 96 % des plutoniums et uraniums présents dans les combustibles radioactifs usés sont valorisables sous forme de MOX. Une telle matière permet la conversion des plutoniums dans les armes nucléaires en source d'énergie civile, sachant qu'une tonne de déchet nucléaire traité produit l'équivalence en énergie de 636 litres de pétroles.
  • La revalorisation permet de réduire par 10 la toxicité à long terme des rejets ultimes. Elle réduit par 5 le volume des déchets nucléaires à enfouir dans le sol. Notant que la France produit 2 kg de rejets radioactifs par personne par an. Son stock excédentaire de plutonium a d'ailleurs franchi le cap des 70 tonnes en 2013 selon le bilan établi par l'AREVA.
  • Les gains issus des retraitements sont largement supérieurs aux dépenses engagées dans la gestion des déchets usés.




Bien choisir son partenaire


Certes, la revalorisation de déchets nucléaires peut nécessiter un financement énorme. Mais le choix des prestataires reste très vaste en Europe. Des entreprises privées proposent d'ores et déjà des services aux tarifs attrayants en matière de traitement de rejets radioactifs. Notez que le choix d'un prestataire de revalorisation de déchet nucléaire ne devrait pas reposer uniquement sur le tarif du service, mais aussi sur l'ensemble des gains à espérer sur le court et le long terme.


Le Bahreïn a notamment réalisé une économie substantielle grâce au projet novateur du Tunisien Mohamed Ayachi AJROUDI. 60 mW d'énergies vertes, des factures d'énergies moindres, une meilleure gestion des ordures ménagères ont été constatés dans le pays depuis 2006. L'Arabie Saoudite a pu également profiter d'un plan semblable, notamment via le programme Integrated waste management, piloté par Mr Mohamed Ayachi AJROUDI.