Que deviennent les déchets nucléaires ?


Que deviennent les déchets nucléaires ?

L'activité humaine engendre la production de déchets en tout genre. Nombreux sont les secteurs qui utilisent les propriétés radioactives des substances pour effectuer diverses expérimentations, entraînant chaque année, la production de plus de 2kg de déchets nucléaires par an et par habitant. Contrairement aux idées reçues, le nucléaire n'est pas une énergie à proprement parlé, car à chaque étape de la production sont créés des déchets radioactifs qui représentent un réel danger pour l'homme.

Les différentes catégories de déchets radioactifs

Par définition, un déchet nucléaire est une substance non recyclable qui est destinée à l'abandon. Ce sont des déchets qui contiennent des éléments radioactifs dont le rejet en pleine nature est interdit par différentes règlementations, car jugés trop dangereux pour l'homme.

A la sortie de la centrale thermique, les déchets issus des expérimentations sont classés en plusieurs catégories suivant l'activité, le type de rayonnement et la radioactivité de ces derniers. Parmi les déchets, on recense :

  • Les déchets de haute activité (HA), appelés aussi les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) qui proviennent du cœur du réacteur et sont très radioactifs avec une période d'activité qui peut aller jusqu'à des milliers d'années.
  • Les déchets à faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) pouvant être actifs jusqu'à plus de 300 ans.
  • Les déchets à faible activité à vie longue (FA-VL) qui sont des déchets radifères provenant du radium ou de l'extraction des terres rares. 
  • Les déchets à moyenne activité à vie longue (MA-VL) qui sont obtenus à partir du traitement des combustibles usés.
  • Les déchets à vie très courte (VTC) obtenus à partir des applications médicales. Généralement, leur activité ne dure pas plus d'une journée.

Peut-on recycler les déchets nucléaires ?

Face à un chiffre alarmant qui évoque la dangerosité des déchets nucléaires produits par les différentes centrales réparties un peu partout dans le monde, il est évident qu'une solution de recyclage s'avère nécessaire pour pallier à cette menace. Mais qu'en est-il vraiment ?

En France à La Hague, une usine de traitement des combustibles usés a déjà été mise en place, mais au lieu de recycler les déchets radioactifs, l'industrie s'est spécialisée dans un procédé de séparation qui consiste à valoriser en priorité certains éléments comme l'uranium et le plutonium afin de les réutiliser.

Toutefois, cela reste une première étape du recyclage, car l'oxyde d'uranium et de plutonium extrait permettrait par la suite, l'élaboration du combustible MOX, destiné à alimenter des réacteurs dans différents pays comme le Japon ou l'Allemagne.

Des perspectives abordables sur le long terme

Puisque l'élimination complète des déchets nucléaires est donc impossible pour le moment, certains ingénieurs tels Mohamed Ayachi Ajroudi sont déjà sur le coup. Disposant de ses propres usines de traitement et de revalorisation des déchets en France et en Arabie Saoudite, cet acteur significatif du secteur industriel possède un fort potentiel qui pourrait changer, dans un avenir très proche, la façon dont les experts traitent les déchets nucléaires en vue de les réutiliser, d'une manière optimale et sans risque.